Une agriculture raisonnée et raisonnable c’est possible

Le 6 septembre dernier, chemin de Piamot, a eu lieu une présentation de ce que doit être une agriculture soucieuse de ses sols, de la santé de ses agriculteurs et plus globalement de la santé de tous. Dans le cadre du Projet Agro-Environnemental et climatique mis en place et financé par la Métropole de Lyon, avec le soutien de l’Europe et de la chambre d’agriculture, Sébastien Leclerc, issu d’une longue famille d’agriculteurs Ganathains nous a expliqué, en situation, comment il avait fait le choix d’une agriculture biologique.

En présence de Mme le Maire de Genay, de Jean-Paul Colin, vice-Président à la Métropole de Lyon en charge de l’eau et de l’assainissement, de Bruno Charles, vice-Président à la Métropole de Lyon en charge du développement durable, de la biodiversité, de la trame verte et de la politique agricole, des représentants des chambres consulaires et de nombreux agriculteurs de tout le département, il nous a expliqué comment il était possible d’utiliser moins de glyphosate au sein de sa société civile d’exploitation agricole (SCEA).
Associé à son père en 2014, puis reprenant la gérance en 2017, il travaille sur 120ha dont 8ha de prairie agricole et 80ha de céréales. Son objectif est de convertir entièrement son exploitation en agriculture biologique avec un projet d’élevage de volailles bio.

Sur sa parcelle de 2 ha à Piamot, il est visible que le mélange de glyphosate avec des adjuvants, qui ne sont pas des produits phytopharmaceutiques nourrit le sol mais ne l’abime pas et a une efficacité prouvée contre les mauvaises graines comme l’ambroisie. Il faut rappeler que depuis le 4 juillet 2016, les spécialités de glyphosate contenant des adjuvants chimiques ont été retirées du marché. Ainsi, avec la gestion de l’enherbement en post-récolte d’été (déchaumage, labour, couvert à croissance rapide…), la rotation des cultures, il est possible d’aboutir à une agriculture de qualité.

Aujourd’hui il y a urgence à mieux manger même si les aides européennes arrivent avec 2 ans de décalage et que cela implique de nouveaux moyens. Il est en tous cas des volontés à soutenir.

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